LES TRANSES FRONTALIERES

Du 22 au 29 mai à la frontière franco-suisse. 

A l’occasion de la réouverture de la ligne ferroviaire Belfort-Delle : Une psychanalyse urbaine de la liaison franco-suisse.

 

Un projet porté par le Fonds de coopération culturelle “Belju”: Département du Territoire de Belfort/ République et Canton du Jura.

 

Suivez l’avancée du projet sur la page de l’événement >>> TRaNses FronTaliEreS

LAURENT PETIT

 

Plus encore que donner une dimension festive à l’inauguration du nouveau tronçon Belfort-Delle, il s’agira de savoir ce que l’on peut révéler du contexte géo-stratégique dans lequel s’inscrit cette réouverture, et d’interroger l’inconscient du territoire frontalier.

C’est pourquoi une bonne psychanalyse de l’ensemble de la région concernée s’impose.

L’ANPU, Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine, sous la houlette de Laurent Petit, spécialiste du spectacle para-scientifique, a mis au point des outils de diagnostic particulièrement innovants pour détecter les névroses des territoires ; elle se fera un plaisir de les présenter au travers de rencontres itinérantes désopilantes, avec des images à couper le souffle.

 

1ère phase : enquête. Le 22 mai à Porrentruy, le 23 mai à Delémont, le 25 mai à Moutier, le 26 mai à Porrentruy (« opération divan » au marché), le 27 mai à Belfort (« opération divan » au marché), le 28 mai à Sevenans, le 29 mai à Delle.

2ème phase : restitution. Novembre 2018 (dates à préciser).

 

Qu’est-ce que la psychanalyse urbaine ? C’est une science poétique d’un nouveau genre dont la méthode d’investigation consiste à mettre en évidence l’inconscient à l’origine de l’aménagement d’un territoire. Elle couche les villes sur le divan, pour en détecter les névroses et proposer des solutions thérapeutiques. L’enquête de terrain est menée par une équipe de chercheurs sensibilisés à l’urbanisme et à la psychanalyse, venus d’horizons aussi différents que l’architecture potentialiste, la para-sociologie, le polypolisme, la kripto-linguistique, le photoshopping ou l’urbanisme de comptoir.

Qu’est-ce qu’une opération divan ? Assistée de son équipe de bénévoles locaux, l’ANPU vient à la rencontre des habitants, en les invitant à prendre un moment hors du temps, allongés dans un transat, interrogés au travers d’un questionnaire poétique. L’enjeu est de cerner la personnalité du territoire à travers la parole de ses habitants.

Quelle forme prend la restitution de l’enquête ? Quelques mois après l’enquête de terrain, l’ANPU revient livrer son analyse, formuler des propositions thérapeutiques et contribuer à la construction d’un récit commun. Cette restitution sera effectuée lors de conférences itinérantes, enrichies de documents, photos, animations, images d’archives, cartographies du subconscient… Chacune de ces conférences sera unique car elle intégrera les propositions des communes d’accueil, comme autant d’ingrédients symboliques. Ces conférences s’organiseront également autour d’un temps convivial, tel qu’une « soupe à l’union », une autre façon de révéler la personnalité du territoire et de la mettre en perspective.

Pour quels résultats ? In fine, chaque commune aura nourri la réflexion globale sur le thème de la liaison franco-suisse. Au gré des invitations gastronomiques, des conférences empiriques et des expositions de travaux, l’inconscient du territoire se révèlera sur la route. La mise en scène de ces transes frontalières collectives constituera autant d’étapes essentielles du traitement pour que le territoire assume au plus vite sa nouvelle identité et parvienne à son plein épanouissement.

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